Elle est une des écoles d’application de l’École polytechnique et accueille à ce titre des élèves polytechniciens mais également normaliens pour leur cursus d’approfondissement d’un an. En effet, d'après L'Argot de l'X, publié en 1894[15] : « C'est de l'importance même donnée à l'enseignement de l’ana [comprendre analyse], dont toute la langue est faite d'x et d'y qu'est venu le surnom d'X, universellement admis pour désigner les polytechniciens. Marie Christine Kessler, « Les grands corps de l'État », Presses de la FNSP, 1986. Par ailleurs les travaux en laboratoires sont intégrés au programme de la dernière année et de nouvelles matières sont introduites comme les sciences économiques en 1969[127],[f], l'informatique en 1976 puis la biologie en 1985[125],[g]. En 1961, une commission étudie le passage à 400 élèves par promotion et conclut que le déménagement de l'École est nécessaire. Dans les années qui suivent sa création en 1794, l'École polytechnique acquiert une renommée importante, tant en France qu'à l'étranger. Stendhal du côté de la science: Préface d'Ernest Abravanel. » Pour l'homme de la rue, Polytechnique a été fondée par Napoléon et participe ainsi du mythe napoléonien, au même titre que les grandes institutions nées sous le Consulat et qui structurent toujours la société française[330], comme le suggère Victor Hugo : « Elle [la Convention] donnait à la circulation le télégraphe, à la vieillesse les hospices dotés, à la maladie les hôpitaux purifiés, à l'enseignement l'école polytechnique, à la science le bureau des longitudes, à l'esprit humain l'institut[332]. L'École est surnommée l'« X » depuis le milieu du XIXe siècle[13]. des canons croisés du blason d’origine, symbole de l’enseignement scientifique — originellement à vocation militaire — qui y est dispensé, Les armes, blason historique, où est inscrite la devise donnée par, le cycle ingénieur polytechnicien : créé il y a plus de deux cents ans, il est passé de trois à quatre ans en, le cycle master, depuis 2005, qui correspond au cadre européen, l'X propose des programmes de niveau master en deux ans. L'École polytechnique propose aux étudiants français et internationaux trois programmes de formation diplômants[1] : De plus, l'École propose aux seuls étudiants internationaux deux programmes non diplômants[3] : C'est la formation historique de l'École, dispensée depuis sa création. Après la guerre, les polytechniciens s'impliquent largement dans le CEA alors que le CNRS est d'abord une création d'universitaires largement issus de l'École normale supérieure[164]. Ainsi la catégorie « bis », créée en 1935 pour les élèves français naturalisés depuis moins de huit ans, est étendue aux élèves juifs et un quota de 2 à 3 % d'« israélites » est instauré[47],[48]. La formation vise à concevoir tous types de navires et de plates-formes offshore, en respectant un cahier des charges et la règlementation, qui incorporent de plus en plus de préoccupations environnementales et qui nécessitent des innovations technologiques (par exemple dans le domaine de la propulsion). Leurs compétences étendues, incluant la maîtrise de disciplines originales et uniques en France, leur permettent d’évoluer vers les plus hautes responsabilités, en particulier dans le monde maritime et la défense, où le diplôme ENSTA Bretagne est très apprécié. L'École doctorale de l'École polytechnique s'est vu attribuer la note globale maximale de A+ par l'Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur en 2009. Depuis, Polytechnique a toujours conservé son statut militaire, à l'exception de la Seconde Guerre mondiale[78]. La politique de développement de l'enseignement secondaire menée sous la Troisième République généralise ensuite l'octroi de bourses aux fils de familles modestes[39], ce qui entraîne l'augmentation de la proportion de boursiers, passant entre 1850 et 1881 du tiers à la moitié. De plus lors du transfert à Palaiseau en 1976 la direction déplace le service militaire si bien que les promotions 1974 et 1975 ne se rencontrent pas. Suivant l’une de ses propositions, le ministère de la Défense annonce en décembre 2015 l’ouverture d’un système de tutorat d’élèves en fin de classe préparatoire internes recrutés sur critères sociaux à partir de la rentrée 2016, et d’un diplôme de niveau licence (« bachelor ») à partir de 2018[73]. Les anciens élèves de l'École ont aussi fondé de nombreuses entreprises, comme André Citroën, Conrad Schlumberger et Auguste Detœuf (Alstom). Le 23 mars 1901, le second drapeau de l'École fut remis par Émile Loubet, président de la République[301]. Ce modèle ne dure pas longtemps et l'idéal d'une formation technique générale alliant théorique et pratique est abandonné au profit d'un enseignement abstrait où les applications pratiques sont l'affaire des écoles dite « d'application »[124]. Après l'armistice du 22 juin 1940, l'École se replie à Villeurbanne et Lyon et perd son statut militaire[49]. Si les écrits prennent une place plus importante, c'est en particulier en raison de l'augmentation du nombre de candidats (moins de 1 000 avant 1830 contre plus du double un siècle après) mais aussi parce que certains, comme Paul Appell, estiment que l'écrit trompe moins que l'oral. Ce drapeau fut remis par Napoléon 1er au cours de la distribution des aigles au Champ-de-Mars le 5 décembre 1804[300]. Un des moments forts de la vie étudiante est le Point Gamma qui constitue la plus grande soirée étudiante de France. L'objectif est de faire participer l'École polytechnique à l'essor de la France au cours des Trente Glorieuses[79] et de répondre au besoin de cadres supérieurs[87] afin de former, selon l'expression de Bernard Esambert, « les officiers de la guerre économique »[88]. À l'avenir, l'École compte cibler davantage la Turquie et l'Afrique du Sud et doubler le nombre d'étudiants européens[100]. En France, l'École centrale, fondée en 1829, est conçue comme une « nouvelle École polytechnique »[40] plus proche de l'industrie et plus autonome vis-à-vis de l’État, bien qu'issue « de projets pédagogiques et de philosophies fort différents »[345]. En 2012, Polytechnique est par ailleurs la deuxième école de France en termes d'importance des contrats de recherche[166] et du nombre de doctorants[167]. Lors de la création de l'École, le concours d'entrée est mis en place par la Convention pour éviter le favoritisme et les passe-droits, de sorte de réaliser « le recrutement par concours sur la base des mérites individuels », pour être « parfaitement conforme à l'idéal républicain »[39]. Proche de la marine nationale, du SHOM, d’IFREMER, l’école a su nouer des liens forts avec les acteurs économiques, institutionnels et académiques du domaine maritime, sur le plan local, mais aussi national et international, comme l’illustre les nombreux partenariats avec les universités d’Australie du Sud, soutenus par Naval Group et Thales. À partir de 1820, on voit apparaître à l'École polytechnique des auditeurs en provenance de pays qui envisagent la formation d'ingénieurs en France après avoir accédé à l'indépendance ou à l'autonomie (Brésil, Mexique, Pologne, Grèce, Roumanie, Égypte). En 1963, il est décidé de rapprocher le plus possible les conditions dans lesquelles les étrangers et les Français passent le concours et en 1979, devant le constat du non-retour des élèves étrangers dans leur pays d'origine, le conseil d'administration harmonise les conditions d'admission des élèves étrangers et français : les épreuves de langues vivantes et d'éducation physique ne sont plus facultatives pour les candidats étrangers[255]. Le titre d'ancien élève de l'École polytechnique ne peut être porté, depuis la mise en application du décret du 12 juillet 2001, qu'après délivrance du diplôme de fin d'études de l'École polytechnique. L’école est rentrée dans le cercle restreint des écoles d’application de l’École polytechnique. Les stages militaires, réservés aux élèves français, peuvent se faire au sein de l'Armée de terre (avec une formation initiale complémentaire au sein du 4e bataillon de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr sauf pour la brigade de sapeurs-pompiers de Paris), environ 125 postes ; dans l'Armée de l'air (avec une formation initiale complémentaire à l'École de l'air), qui propose environ 60 postes ; dans la Marine nationale (avec une formation initiale complémentaire à l'École navale ou à l'École des fusiliers marins à l'exception du bataillon de marins-pompiers de Marseille), environ 60 postes ; dans la Gendarmerie nationale (avec une formation initiale complémentaire à l'École des officiers de la Gendarmerie nationale), environ 60 postes ; ou encore à la direction générale de l'Armement, environ 10 postes[139]. Elle propose également un mastère spécialisé en gestion de projet avec l'ESSEC[160] et des programmes certifiants[161] dans de nombreux domaines, tels que les objets connectés ou l'entrepreneuriat. La militarisation se double d'une spécialisation de l'enseignement vers les mathématiques[30]. L’expertise de l’école tant pour les applications militaires que civiles, doublée de compétences étendues en systèmes d’observation, en acquisition de données, en programmation informatique, en intelligence embarquée, en plateformes automatisées reconfigurables, navigation, en modélisation/simulation, en guidage… permet d’acquérir une formation appliquée de très haut niveau, et de se distinguer dans les compétitions internationales de robotique autonome, en particulier marine. En décembre 2016, François Bouchet est nommé directeur général de l'École[94]. D'après le Times Higher Education, l'École polytechnique figure au 16e rang des universités les plus internationales du monde en 2017[215]. L'École polytechnique est rattachée, dans la conscience collective, à l'idéal républicain et à la gloire napoléonienne, au même titre que les préfets, les lycées ou le Code civil[330]. Dans l'imaginaire populaire, l'École polytechnique est symbolisée par le « Grand Uniforme » et ses accessoires (bicorne et épée)[299] et elle incarne les « qualités et les défauts de l'excellence scolaire et de la réussite sociale « à la française »[334] tandis que la figure du polytechnicien est « synonyme de rigueur et d'abstraction, de travail acharné et d'excessive sûreté de soi, d'archaïsme social (l'uniforme, les concours) et de modernité technique (Ariane, le TGV) »[265]. Ils peuvent se faire au sein de nombreux organismes, dont la Police nationale, avec une formation initiale complémentaire à l'École nationale supérieure des officiers de police, environ 15 postes ; l'Éducation nationale ; la Fondation d'Auteuil ; ATD Quart Monde ; l'Ordre de Malte ; les Maisons des jeunes et de la culture (MJC)[139]. En effet, au début du XIXe siècle, 16 % des élèves venaient du département de la Seine, qui représentait 3 % de la population française[254]. En réalité, cet acte d'insubordination semble avoir été un prétexte pour éliminer l'atmosphère républicaine qui régnait alors dans l’École, et une promotion suspectée de bonapartisme[33]. Fin 2013, l'École change d'identité visuelle et de logo afin d'être visible dans la compétition internationale[70].
2020 école d'application polytechnique