Et si l’on se permet ici de reprendre et de décaler le titre du livre de Marthe Robert, Roman des origines et origines du roman, publié en 1972, c’est qu’il y a un parallèle entre la théorie littéraire qu’elle développe et la conception du graphisme selon Cieslewicz : s’interroger sur l’élan mystérieux qui pousse encore et encore à raconter des histoires, certes, mais aussi à remettre en cause un certain ordre des choses. Sommaire Illustrateur. Photograph courtesy of the Museum für Gestaltung Zürich, Poster Collection, ZHdK © Adagp, Paris 2018 Photo : Portrait de Roman Cieslewicz, Varsovie, vers 1960, Roman Cieslewicz, Zoom contre la pollution de l’oeil (Zoom 1), 1971. Collections du Musée des Arts Décoratifs, Réouverture des musées, de la bibliothèque et des ateliers, La violoncelliste Camille Thomas au Musée des Arts Décoratifs, Séminaires, colloques et journées d’études, Tarifs, conditions de paiement, tournages, Loulou, le restaurant du Musée des Arts Décoratifs, Le Camondo, le restaurant du Musée Nissim de Camondo, Soutenez le programme Égalité des Chances de l’École Camondo. [...]. Il y aurait tant d’autres moments à raconter, que ce livre feuillette comme des moments cruciaux et des souvenirs précieux, jusqu’au don généreux fait en 2012 par Chantal Petit Cieslewicz, seize ans après la mort de son mari, au Musée des Arts décoratifs, à l’instigation d’Amélie Gastaut, conservatrice en chef au musée et éminente spécialiste de l’œuvre de Cieslewicz, en somme la continuité amicale, affectueuse même, de cette histoire. En 1993, le Centre Georges Pompidou lui consacre une importante rétrospective, ainsi que le Musée de Grenoble en 2001. Exposition : Roman Cieslewicz, un œil sans pareil Le Musée des arts décoratifs à Paris rend hommage à l’artiste et graphiste polonais, qui marqua le XXe siècle. Tel un chirurgien de l’image, il découpe dans le sens de la longueur des portraits photographiques en noir et blanc, qu’il rassemble ensuite en cherchant à déranger l’ordonnance par une symétrie, créant ainsi des êtres hybrides. Ces images sont des coups de gueule contre l’apartheid, la montée de l’extrême droite en France ou la reprise des essais nucléaires. Son œuvre, éclectique, couvre de nombreux domaines : depuis l’affiche, jusqu’à la publicité en passant par le photomontage, l’édition et … © Adagp, Paris 2018 Photo : Paris, MAD Jean Tholance. Il est mort français à Paris en 1996. À l’instar de Mona Lisa, Che Guevara est devenu une figure emblématique du panthéon de la mythologie populaire. La série des Collages centrés (1971-1974) suit celle des Collages répétitifs. » [...]. Elle a su caractériser le ton géopolitique de notre époque, démasquer cette atmosphère hypocrite. Formé au métier de graphiste, installé en France dans les années soixante, sans s'être jamais éloigné de sa Pologne natale, Artiste majeur de la scène graphique de la seconde moitié du XXe siècle, il est un acteur incontournable de l’École de l’Affiche polonaise avant de conquérir le monde du graphisme à son arrivée en France. Roman Cieslewicz, Mona Tse-Tung (détail), 1976. En 1964, il entame un collaboration avec le magazine féminin "Elle" en tant qu'illustrateur puis directeur artistique. Pour la première fois, Cieslewicz n’intervient pas sur les photographies, qualifiant ce travail de photographisme. Icône de la peinture classique, « la » Mona Lisa peinte par Léonard de Vinci s’est transformée, au cours du XXe siècle, en une figure emblématique de la mythologie moderne, déclinée à outrance, aux côtés de Che Guevara, de Superman ou d’une bouteille de Pepsi-Cola, en même temps qu’elle est devenue un objet de masse. Affiche D'exposition Affiche Tableaux Jean Widmer Dossier Pédagogique Design De Communication Affiches Françaises Exposition Paris Banque Image Roman. Si très vite il abandonne l’esthétique et les techniques picturales qui étaient les siennes en Pologne, pour l’utilisation du photomontage, il conserve l’idée que l’affiche et le graphisme avaient pour mission d’instruire la population autant d’un point de vue intellectuel qu’esthétique. Après la guerre et suite aux accords de Yalta, qui voient l’obtention par Staline de l’annexion des trois provinces polonaises qui délimitent la frontière avec la Russie, la famille Cieslewicz s’exile à Opole, et Roman travaille comme dessinateur industriel dans une usine de ciment à Groszowice. ». (L'oncle d'Amérique), Affiche Architectures en Allemagne 1900-1933, Affiche Ils ont déjà occupé la villa voisine, Affiche Douze ans d'art contemporain en France, Autre (Design graphique) Avec vous 365 fois l'an, Autre (Design graphique) Biennale Internationale d'art de Menton. Aurélie Gastaut, commissaire de l'exposition, a souhaité que soit établi un parcours chronologique et thématique. [...], La période de liberté, d’ouverture et de déstalinisation commencée en 1955 ne dure que huit ans. Il travaille régulièrement depuis 1991 pour « Libération » et « l'autre journal ». Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site. De salle en salle, le visiteur est plongé dans l’univers riche d’une création graphique, évoquée par des affiches, publicités, couvertures de magazines mais aussi vidéos et reconstitution de son atelier, offrant un regard intime et passionnant sur le processus de construction des images propre à l’artiste. En 1971, à la demande du magazine Zoom qui a confié à l’agence Mafia le soin de concevoir l’annonce presse pour son lancement, Roman Cieslewicz crée deux versions différentes d’un cyclope moderne accompagné de la phrase « Zoom contre la pollution de l’œil ». Elles parlent de ses préoccupations essentielles, de ses références artistiques – dada, Avant-garde Russe, Bruno Schultz – sans oublier ses amitiés – Topor, Arrabal, Depardon, etc. C’est désormais dans les mass-media et non plus dans l’imagerie du XIXe siècle qu’il puise ses sources iconographiques, utilisant ainsi directement le vocabulaire populaire de l’époque : il récolte dans les médias les images de « la mythologie quotidienne », interrogeant ainsi l’actualité et la société de manière globale. Affiche, sérigraphie © Adagp, Paris 2018 Photo : Paris. Cette même année, Roman Cieslewicz et sa femme quittent définitivement la Pologne pour la France, afin de voir « comment [ses] affiches résisteraient à la lumière des néons en Occident. La rapidité de conception qu’exige la presse correspond parfaitement à sa recherche d’une écriture de plus en plus directe. Enregistrée par Iku Okada. Organisé sous forme d’un abécédaire, il réunit des textes des contemporains de Roman Cieslewicz qui l’ont côtoyé et est richement illustré à partir du fonds d’archives constitué par l’artiste lui-même. À propos de cette dernière, Henryk Tomaszewski écrivait à Cieslewicz dans une lettre datée du 10 mai 1980 : « Belle n’est pas l’adjectif pour définir ta Mona Lisa. Ça va pas et 1er Mais ont été publiées dans le magazine Révolution, mensuel culturel et politique du Parti communiste français. Le Musée des Arts décoratifs, qui renferme l’une des plus riches et plus anciennes collections de graphisme en France, en lui rendant un nouvel hommage, est heureux de présenter au public cette rétrospective, l’une des plus importantes jamais réalisées. Il devient un acteur important de l’École de l’Affiche polonaise qui, dans les années cinquante, en renouvela le genre et le rôle, et dont l’influence et la notoriété dépassèrent les frontières. […], De nombreux photomontages mêlent à des images d’actualité des détails des chefs-d’œuvre de l’histoire de l’art. Graveur, Le Musée des Arts Décoratifs rend hommage à Roman Cieslewicz (1930–1996). Elle propose à travers un parcours rétrospectif évoquant les thématiques chères à Cieslewicz à l’exemple de l’œil, la main, le cercle, le Che, la Joconde. C’est en effet par l’utilisation et la fabrication des images que les travaux de Roman Cieslewicz méritent d’être interrogés. –, elle passe sous les mains de Salvador Dalí, Fernand Léger, Andy Warhol et enfin sous les ciseaux de Cieslewicz qui ne cesse de lui faire subir des transformations physiques répondant aux différentes séries qui ponctuent son travail : elle est pop art sur la couverture du numéro 5 d’Opus international en 1968, son visage s’allonge en séquences successives en diagonale et à l’horizontale à l’époque de la série des collages répétitifs, elle est travestie avant de devenir cyclope en 1973, pour enfin devenir Mona Tsé Tung en 1977. Musée des Arts Décoratifs Du 3 mai au 23 septembre 2018 Découvrez vos propres épingles sur Pinterest et enregistrez-les. La volonté de Cieslewicz de réagir quotidiennement à l’actualité le conduit à travailler davantage avec la presse. Affiche Paris by night ou le bal des ombres, Affiche Wujaszek z Ameryki C’est au milieu des années 1960 que celui-ci commence à rencontrer de l’intérêt en Europe : en 1964 à la Biennale de Venise, puis en 1965 avec l’ouverture de la galerie Ileana Sonnabend à Paris qui organise la première exposition française d’Andy Warhol, « Flowers ». Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} et le code HTML . Bien connu pour ses affiches, Cieslewicz s’intéresse aussi à de nombreux autres supports tels l’édition, la presse et les photomontages. Roman Cieslewicz au Musée des Arts décoratifs, comme une évidence, un retour aux sources. En cet échange symbolique, la cécité du personnage (les lettres forment un bandeau) est comme transcendée par une voyance supérieure, qui ferait paradoxalement de Guevara un Vigile. Formé à l'Ecole des Industries artistiques de Lwow puis au Lycée des Arts Plastiques de Cracovie avant de compléter sa formation par un diplôme de l'Académie des Beaux-Arts de Cracovie, Roman Cieslewicz travaille comme affichiste à Varsovie de 1955 jusqu'à 1963, année de son départ pour Paris. Depuis 1955, il a conçu plus de 400 affiches, dont "Le procès" (1964), "L'attentat" (1972), "Les Galeries Lafayette, La France a du talent" (1989), "Amnesty International" (1975), "Paris Berlin", "Paris Moscou" (1979) et toutes les affiches de film de Raymond Depardon. Le Centre Georges Pompidou présente la première monographie consacrée à un graphiste, Roman Cieslewicz. De l'affiche à l'édition, de la publicité à l'illustration, l'oeuvre du graphiste conjugue … Graphiste aux montages acérés, Roman Cieslewicz s'est emparé d'une multitude de supports pour déployer ses messages, souvent aussi directs que des uppercuts. Roman Cieslewicz exposition à Paris en 2011. On est allé jusqu’à inventer plusieurs termes pour décrire ce phénomène : jocondophilie, jocondomanie, jocondolâtrie ou encore jocondoplastie… Roman Cieslewicz avait réuni dans deux boîtes toute la polysémie de ces termes. Les travaux d'édition de Roman Cieslewicz commencent avec la revue polonaise "Toi et moi" (1960 à 1975). Expositions Dossier de presse Roman Cieslewicz Roman Cieslewicz, graphiste du 20 octobre 1993 au 21 février 1994 Expositions Dossier de presse MANIFESTE 2 - Collection de design du Cci du 18 juin 1992 au 2 novembre 1992 Expositions Visuel d'un événement Sylvain Dubuisson, Roman Cieslewicz Depuis l’affiche jusqu’à la publicité en passant par le photomontage, l’édition et l’illustration. Roman Cieslewicz, Collage centré (Alain Bernardin, directeur du Crazy Horse), 1969 20,5 × 13 cm Courtesy Semiose galerie, Paris. C’est face au bombardement quotidien d’images imposées à l’œil, à une surabondance visuelle que Cieslewicz se place et définit son rôle de graphiste : celui d’un « aiguilleur de rétine » luttant contre la tendance de plus en plus forte de la publicité à tout neutraliser par la saturation. » (Berlin en 1978, Moscou en 1979, Paris en 1981) du Centre Pompidou, et a publié un livre sur Che Guevara qui continue à faire date1. Plus de vingt ans après sa mort, l'exposition "La fabrique des images" rend ainsi hommage à ce regard, clair et critique. Découvrez vos propres épingles sur Pinterest et enregistrez-les. Reconnaître Roman Cieslewicz, catalogue de l'exposition présentée au musée de Grenoble, 24 juin-24 septembre 2001, Paris, RMN, 2001. En 1964, peu après son arrivée en France, il poursuit ce travail de collage notamment dans des illustrations pour Elle, avant de l’abandonner dès l’année suivante pour un travail au trait sur les images et une esthétique proche du pop art. C’est ainsi qu’en 1967, Georges Fall lui propose la conception graphique de la revue Opus International et qu’en 1968, Christian Bourgois lui confie les couvertures de la collection des livres de poche 10/18. Cet artiste travaillait notamment pour le Centre Pompidou : ses affiches ont annoncé l'exposition Paris-Berlin en 1978, Paris-Moscou en 1979 et fémininmasculin en 1995. Exposition Roman Cieslewicz, la fabrique des images. Ses images scrutent le monde, comme elles en sont un reflet, un témoignage, révélant ainsi toute la singularité de l’artiste, celle d’une personnalité engagée ; Roman Cieslewicz envisageait son rôle de graphiste en prise directe avec l’actualité. En 1969, Cieslewicz abandonne la direction artistique de Elle pour devenir jusqu’en 1972 l’un des membres de l’agence M.A.F.I.A. Jusqu’en 1969, Cieslewicz travaille très largement pour la presse féminine, essentiellement pour Elle (1964-1969) et pour Vogue (1966) qui lui donneront une visibilité importante et rapide, notamment dans les milieux de la presse et de l’édition. Plusieurs d’entre elles seront réemployées dans les numéros 2 et 3 de Kamikaze. Roman Cieslewicz, la fabrique des images - Nuit des Musées 2018 (Grande Exposition) - samedi 19 mai 2018 - Musée des Arts décoratifs, Paris , 75001 - Toute l'info sur l'evenement Bijoux contemporains. Le Centre Georges Pompidou présente la première monographie consacrée à un graphiste, Roman Cieslewicz. Roman Cieslewicz. D’origine polonaise, Roman Cieslewicz suit l’enseignement de l’école des Beaux-Arts de Cracovie, dont il sort diplômé en 1955. Ses travaux de commandes se doublent d’une production qu’il menait en « atelier », composé et rythmé par des séries de collages ou de photomontages, créant des « collages répétitifs », « collages centrés », et dont il résulte d’autres séries remarquables à l’exemple de Changement de climat, et Pas de Nouvelles Bonnes Nouvelles. Parallèlement aux commandes qu'il reçoit, Roman Cieslewicz poursuit ce qu'il nomme un « travail d'hygiène » : les photomontages. [...]. Cette exposition s’accompagne d’un ouvrage de référence qui invite à plonger dans la démarche même de l’artiste lorsqu’il fabriquait des images. Le Centre Georges Pompidou a, depuis 1991, intégré une centaine d'affiches dans ses collections permanentes. Cieslewicz débute à partir de 1975 une nouvelle période avec la réalisation d’illustrations pour le livre Les Mystères d’Udolpho, de l’écrivaine Ann Radcliffe. », Roman Cieslewicz est né le 13 janvier 1930 à Lwów, en Pologne. […], De grand format, Kamikaze présente des photographies de presse tirées de ses boîtes d’archives. 7 mars 2012 - Cette épingle a été découverte par Valentin Socha. M. R. Roman Cieslewicz, vous êtes graphiste depuis plus de trente ans. L’exposition réunit ici des maquettes, des illustrations de magazines ou encore des photomontages. Il est engagé comme graphiste dans l’agence d’État WAG (Wyadawnitwo Artystyczno Graficzne) qui éditait des affiches de propagande à thématique sociale et culturelle, politique et publicitaire. Il est le premier directeur artistique de l’agence de design et de communication MAFIA. Au milieu du visage, une phrase qui sonne comme un slogan révolutionnaire : « Che si. Artiste majeur de la scène graphique de la seconde moitié du XXe siècle, Roman Cieslewicz (1930–1996) fut un acteur incontournable de l’École de l’affiche polonaise, avant de conquérir le monde du graphisme au cours des premières années qui suivirent son arrivée en France. Autant d’images personnelles que de créations politiquement engagées. Il s’inspire des célébrités de son époque et n’hésite pas à détourner les icônes de l’art. [...]. Patrick Roegiers, Roman Cieslewicz, dans le Catalogue du Festival international de l'affiche et des arts graphiques de Chaumont, mai 2004. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides. En 1963, le premier secrétaire du parti, Władysław Gomułka, proclame : « Le parti accorde sa préférence à la production du “réalisme socialiste”, création idéologique représentant le plus haut niveau artistique compris par les masses et servant ces masses. Roman Cieslewicz a fait l’objet d’un livre et d’une exposition (1993), réalisés par Margo Rouard au Centre Pompidou : il a d’ailleurs activement apporté son concours à cette première rétrospective. », Le sémiologue Pierre Fresnault-Deruelle écrivit au sujet de l’image de Cieslewicz : « Étonnante opération sémiotique par laquelle le regard absent de l’homme vient commuter avec le nom du révolutionnaire. Roman Cieslewicz est un très grand artiste de l’école polonaise de graphisme. Quelques-unes sont à l’origine de commandes. Je rêvais de Paris ». 1 Roman Cieslewicz, CHE, Paris, Éditions Jeune Afrique, 1968, 48 pages 2 Le pictopublicéphile collectionne les images publicitaires, le phlogophile les flammes pos-tales, le glycophile les emballage de sucres individuels. Julie Decubber/Stefania Lucchetta, Harper's Bazaar, premier magazine de mode, Le dessin sans réserve. • Amélie GASTAUT, conservatrice des collections Publicité et Design graphique. « Ils doivent intriguer […] parce qu’ils ont à faire à des passants, à des yeux qui passent, à des esprits saturés d’informations, blasés, […] à des pensées indisponibles, déjà occupées, préoccupées, notamment à communiquer, et vite. Commissaire [...] À partir de 1991, Cieslewicz tient un journal de bord graphique où il réagit à l’actualité. La série des photomontages Changement de climat intervient au moment où il commence à ressentir un phénomène de répétition s’installer avec les collages centrés. Il s’installe à Paris en 1963 et, engagé par Peter Knapp comme maquettiste, il collabore avec le magazine Elle et devient son directeur artistique. Reproduite à l’infini sur des objets dérivés, détournée et parodiée par des artistes – dont le premier est Marcel Duchamp, en 1919, avec sa célèbre L.H.O.O.Q. […]. En 1963, il s’installe à Paris et va marquer et renouveler le paysage graphique français. Il travaille à Paris en 1963 et il va révolutionner le domaine du graphisme français. Pour la couverture du numéro 3, consacré aux arts visuels de la révolution cubaine, il reprend le portrait photographique de Korda, le traite au trait et ajoute des couleurs franches : rose et rouge. Exposition réalisée avec le soutien du Club des Partenaires du MAD et avec le concours de l’IMEC L’exposition a été organisée en collaboration avec l’Institut Adam Mickiewicz dans le cadre de POLSKA 100, le programme culturel international qui accompagne le centenaire du retour à l’indépendance de la Pologne, financé par le ministère de la Culture et du Patrimoine national de la République de Pologne dans le cadre du programme pluriannuel NIEPODLEGŁA 2017-2021. En France, c’est en 1972 que Roman Cieslewicz fait sa première grande exposition au Musée des Arts Décoratifs. Mais le contexte politique compliqué et la volonté de confronter son œuvre aux « néons de l’Occident » sont quelques-unes des raisons qui poussent Roman Cieslewicz à s’exiler. La même année, Roman Cieslewicz entame une collaboration avec une nouvelle revue d’art, Opus international. Le choix de cette technique trouve son origine dans sa fascination pour les images populaires du quotidien – notamment les gravures du XIXe siècle qu’il affectionne tout particulièrement – et dans son désir de se les approprier pour leur insuffler une des choses les plus importantes à ses yeux, à savoir le « caractère spécifique de notre imagination ». Si de grands musées ont déjà célébré l’œuvre de cet artiste, l’exposition du Musée des Arts Décoratifs analyse le processus de création de Roman Cieslewicz en montrant pour la première fois au public ses documents d’archives et aborde d’une manière innovante son œuvre. Cieslewicz les a toutes maîtrisées : affiche, direction artistique, publicité, lettrage, collage, photomontage, édition (li… Informations complémentaires Roman Cieslewicz-poster-paris … Cieslewicz raconte que l’une des premières choses qui l’impressionna, à son arrivée en France, fut la quantité de journaux édités chaque semaine et le foisonnement d’images qu’ils recelaient. Une exposition de près de 700 œuvres consacrée à Roman Cieslewicz, prince polonais de l'affiche et roi du détournement pictural. ROMAN CIESLEWICZ + COLLECTIONS PERMANENTES (Grande Exposition) - du jeudi 3 mai 2018 au dimanche 23 septembre 2018 - Musée des Arts décoratifs, Paris , 75001 - Toute l'info sur l'evenement Roman Cieslewicz, Passage par Lwow, 1982. 14-94 Bon anniversaire et bonne année est un projet non présenté pour un concours d’affiche sur le thème de Sarajevo Urgence, organisé par le Syndicat national des graphistes à l’initiative du comité « Sarajevo, capitale culturelle de l’Europe ». Chaque jour, il consultait la presse, la dépouillait, puis la classait dans plus de 350 boîtes couvrant une grande variété de thèmes. La première période parisienne de Cieslewicz s’inscrit dans le sillage du Pop art. Son œuvre, éclectique, couvre une diversité des expressions graphiques depuis l’affiche jusqu’à la publicité en passant par le photomontage, l’édition et l’illustration. Roman Cieslewicz Visualiste En marge de la grande exposition … Le caractère surréaliste des collages de cette période fait référence directement aux maîtres de cet art et plus spécifiquement à Max Ernst, dont il avait recopié la citation « c’est la plume qui fait le plumage mais ce n’est pas la colle qui fait le collage ». Entretiens entre Roman Cieslewicz et Margo Rouard, commissaire de l’exposition Roman Cieslewicz du Centre Pompidou, 1993. Comme la Joconde, son portrait – par le photographe cubain Alberto Korda, pris lors d’un meeting à La Havane en 1960 – a été décliné sur toutes sortes de produits dérivés jusqu’à parfois ne devenir plus qu’une image désincarnée. [...]. L’artiste français d’origine polonaise, Roman Cieslewicz (né en 1930 à Lwow, mort en 1996 à Paris), celui qui se définissait comme un «aiguilleur de rétine» pour avoir l’oeil et le monde à l’oeil, nous a laissé une oeuvre explosive parmi la plus riche, la plus expressive, la plus revendicative de l’école des affichistes polonais ; cette école née dans le creuset de la propagande après la Seconde Guerre mondiale. Le Musée des Arts Décoratifs rend hommage à Roman Cieslewicz (1930–1996). Pour moi elle est plutôt attirante et véritablement pertinente.
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